Stromae : La conquête de New-York (Live Report)

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Le Maestro se produisait au Madison Square Garden jeudi soir, et VirginRadio.fr a eu la chance d’assister à ce concert déjà culte. Découvrez sans plus attendre notre live report de l‘événement.

Il pleut des trombes sur New-York ce jeudi soir, l’ouragan Joachim s’approchant de la grosse pomme à grand pas. Stromae, récemment arrêtée par la police à San Francisco, s’apprête à enflammer le mythique Madison Square Garden. Seulement le troisième artiste francophone à se produire dans l’enceinte new-yorkaise (Charles Aznavour et Céline Dion le précèdent) le Maestro a déjà entamé sa conquête de Manhattan lors de la mise en vente des billets, écoulés en seulement quelques jours. Avec un public garni de français expatriés aux Etats-Unis, et bien évidemment de nombreux new-yorkais, Stromae est désormais un artiste qui compte au pays de l’Oncle Sam. Ce n’est pas la présence de la rayonnante Janelle Monae en première partie qui dira le contraire. Le « Garden » se remplit tranquillement, et se retrouve plein à craquer lorsque Paul Van Haver fait son entrée sur scène à vingt-et-une heure précise.

Stromae : La conquête de New-York (Live Report)

Entamant son concert avec le puissant Ta Fête, Stromae fait se soulever le public, réputé difficile, du Madison Square Garden. Le belge enchaîne les titres avec aisance : Bâtard, Peace Or Violence, Te Quiero... Le premier temps fort du concert intervient lorsque le Maestro s’assoit à son pupitre pour ses traditionnelles « Leçons de Stromae ». Dans un anglais parfait, le belge fait le show en amenant avec beaucoup d’humour son tube Tous les mêmes, repris à l’unisson par le public américain. Stromae prend possession de la scène et joue avec le public, grâce à ses chorégraphiques uniques et son incroyable talent de showman. Il remercie à de nombreuses reprises l’assistance, confiant son bonheur de se produire sur la scène la plus célèbre au monde. Il ne nous laisse pas souffler, Ave Cesaria, Quand c’est… Le bruxellois rappelle à tout le monde la qualité extraordinaire de son album Racine Carrée.

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De la bouche de plusieurs New-Yorkais présents dans la salle, ça faisait longtemps qu’ils n’avaient pas vu quelqu’un maîtriser la scène du Garden avec une telle aisance. Ce n’est pas son interprétation frissonnante de Formidable, achevée comme à son habitude inerte sur le sol, qui nous fera dire le contraire. Le timbre de voix si particulier du belge fait vibrer les fans, qui, pour la plupart, ne comprennent malheureusement pas la poésie douce-amère des textes de Stromae. Continuant de remercier le public américain pour son accueil, le Maestro entonne le tube qui l’a propulsé sur le devant de la scène il y a déjà 6 ans : Alors On Danse. « Jusqu'à New-York on danse ! » clamera-t-il devant 20 000 fans déchaînés. Stromae est sur scène depuis plus d’une heure et demie, mais la fête continue.

Avec Carmen et Humain à l’eau en guise de rappel, le belge continue de faire bouger le Garden. Il conclue bien évidemment par l’hymne Papaoutai, introduit par une magnifique cinématique d’animation. Reprenant l’esthétique et la gestuelle de son célèbre clip, le Maestro fait chavirer une dernière fois l’enceinte new-yorkaise. Il passera ensuite de longues minutes à remercier tout son staff ainsi que ses proches, ni lui ni le public ne souhaitant mettre un terme à cette soirée hors-du-temps. Un dernier « Merci » en français dans le texte, avant de revenir une dernière fois devant nos yeux pour demander le silence. Un silence nécessaire à l’interprétation a cappella de Tous les mêmes, accompagné par ses choristes, à l’image sa prestation dans une église de Los Angeles. Un pur moment de grâce avant la tombée du rideau. Pour sa dernière date sur le sol américain, Stromae a émerveillé New-York, par son talent, sa créativité et son sens du spectacle.

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