Muse : Les secrets de la scénographie du Drones Tour

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Ils proposent toujours des shows grandioses pour donner vie à leur musique grandiloquente. Muse nous dévoile les secrets de la scénographie du Drones Tour, un projet qui a nécessité deux ans de travail et des dizaines de créatifs passionnés.

Incluant vidéos interactives, scène circulaire tournante, drones survolant le public et une multitude d’effets visuels, le Drones Tour fait un carton à travers le monde, permettant à Muse de se classer en tête du classement Tournée de Billboard. Lors du passage du trio à Londres en avril dernier, le TPI Magazine s’est glissé dans les coulisses de la tournée et a rencontré la fantastique équipe qui travaille chaque soir pour faire rêver le public. Derrière cette scénographie à couper le souffle se cache une bande de passionnés rivalisant d’inventivité, prête à mettre en oeuvre les idées les plus folles de Matt Bellamy, Dom Howard et Chris Wolstenholme. En ce qui concerne le Drones Tour, l’idée est d’ailleurs née d’une simple discussion entre Matt Bellamy et son tour manager, Glen Rowe. « Matt connaissait déjà le nom de l’album avant d’en écrire la moindre note. Je me souviens qu’on était au Grand Prix d'automobile d’Abu Dhabi en 2013, assis sur des chaises en osier à regarder la vue. Matt m’a dit ‘j’ai vraiment envie de faire un album concept basé sur un seul mot’. C’est durant cette conversation que le mot ‘drones’ est apparu. » Petit à petit, l’idée a pris forme dans l’esprit du chanteur, qui dès 2013, commençait à dessiner une scène circulaire survolée par des drones. Le but : jouer devant le plus de monde possible, sans pour autant se lancer dans une tournée des stades. A l’O2 Arena justement, le groupe a battu le record d’affluence en se produisant devant 21 000 spectateurs.

Muse : Les secrets de la scénographie du Drones Tour

Le groupe a ensuite travaillé en étroite collaboration avec Oli Metcalfe, qui a eu l’idée de créer une structure géante suspendue au dessus de la scène, telle une station spatiale. La société Brillante Stages s’est ensuite occupée de la conception et a dû faire face à un challenge de taille : parvenir à contenir audio, vidéo et écrans géants dans la structure suspendue malgré son poids impressionnant : 57 tonnes ! Le deuxième gros challenge concernait la scène au sol. Il s’agissait de faire coïncider les jeux de lumières avec les mouvements de la scène, en suivant la vitesse de rotation. Pour cela, une équipe de spécialistes travaillent chaque soir en dessous de la scène tournante, ce qui posait certaines questions de sécurité. Dès 2015, tout ce petit monde a donc été formé afin de pouvoir travailler sans danger. Par ailleurs dès les premières dates de la tournée, l’équipe de Muse s’est rapidement aperçue que cette gigantesque scène demandait beaucoup plus de temps que prévu à construire et déconstruire. Si cela a posé quelques problèmes en début de tournée, obligeant le groupe à repousser certains concerts, le stage manager Paul English affirme que désormais, tout le monde a pris ses marques et travaille beaucoup plus efficacement.

Muse : Les secrets de la scénographie du Drones Tour

La construction commence à 3 heures du matin la veille des shows et se fait sous haute surveillance, après des discussions quotidiennes entre les équipes. En effet, chaque salle étant différente, il est impératif de vérifier que le toit puisse supporter les 57 tonnes de la scène ! En bref, un véritable challenge quotidien pour chacun des membres de la tournée. Une fois la scène construite et sécurisée, les équipes lumières, sons, effets visuels entrent en jeu. Chaque membre du groupe est équipé d’un émetteur, qui permet de diriger la lumière directement sur les artistes même lorsque la scène est en mouvement. La difficulté était également d’obtenir un son homogène dans toute la salle (sans décalage entre les premiers et les derniers rangs). Marc Carolan, sound manager de Muse depuis dix ans, s’est inspiré du système de U2. La clé d’un show réussi, c’est évident la communication : les techniciens de Muse disposent d’un système leur permettant d’utiliser leur propre fréquence, indépendamment de celle du groupe. Au total, c’est une équipe de 67 techniciens qui voyage à travers le monde avec le trio. Bien que travaillant dans l’ombre, ils sont eux-aussi l’âme du groupe et permettent chaque soir à Muse de délivrer un show grandiose et futuriste. La bande continue actuellement sa tournée à travers l’Europe et sera tête d’affiche du Glastonbury festival le 24 juin, avant leur grand show à la Tour Eiffel le 28 juin !

Source : TPI Magazine