Les Animaux Fantastiques 2 : "Plus sombre, plus palpitant et plus époustouflant" (REVIEW)

Ecrit par

Plus sombre, plus palpitant et visuellement époustouflant, le deuxième volet des Animaux Fantastiques Les Crimes de Grindelwald nous replonge tête la première dans l’univers magique de JK Rowling et s’intéresse aux origines des personnages clés de l’histoire. Avec au programme, de nouvelles créatures fantastiques, un retour très attendu à Poudlard, et surtout Jude Law et Johnny Depp au sommet de leur art. (Attention : SPOILERS !)

  • SPOILERS, NE LISEZ RIEN SI VOUS N'AVEZ PAS VU LE FILM !!

Automne 2016. 5 ans après la sortie de l’ultime adaptation cinématographique Harry Potter, le premier film de la série Les Animaux Fantastiques relançait finalement la célèbre franchise de JK Rowling. Derrière la caméra, la même équipe réunie : JK Rowling pour le scénario, David Yates une nouvelle fois aux commandes après avoir réalisé les quatre derniers films Harry Potter, et même David Heyman, producteur attitré de la saga depuis le tout premier volet. Devant la caméra en revanche, on débarquait plus ou moins en terrain inconnu : exit Harry, Ron et Hermione, tout comme les murs rassurant de Poudlard. Les Animaux Fantastiques racontait les aventures de Newt Scamander (Eddie Redmayne), un sorcier britannique exilé à New York dans les années 20 et passionné par les créatures magiques, qui parcourt le monde pour les étudier. Alors après les gratte-ciels de New York, c’est notre Ville Lumière qui se retrouve mise à l’honneur dans ce nouvel épisode. L’avant-première mondiale s’est d’ailleurs déroulée la semaine dernière dans la capitale française, en présence de toute l’équipe du film.

Jude Law dans les Animaux Fantastiques 2
Jude Law dans les Animaux Fantastiques 2

Le premier volet des Animaux Fantastiques posait doucement les bases d’une période dramatique marquée par l’ascension de Grindelwald. Bien décidé à imposer la domination des sorciers sur les Moldus « pour le plus grand bien », il finissait emprisonné à New York sous haute surveillance. Toujours signé David Yates, Les Crimes du Grindelwald reprend en 1927, environ six mois après la fin du film précédent, et s’ouvre sur l’évasion spectaculaire du mage noir. Newt Scamander, brièvement de retour à Londres après son escapade newyorkaise, se rend à Paris à la demande de son ancien professeur Albus Dumbledore (Jude Law). Sa mission : retrouver Credence Barebone (l’excellent Ezra Miller), un jeune homme à la puissance extraordinaire et sujet d’une soi-disant prophétie que Grindelwald cherche à attirer parmi ses fidèles. Une mission que Dumbledore est bien incapable d’accomplir lui-même puisque Grindelwald et lui, autrefois amants, ont jurés par un pacte magique de ne jamais s’affronter. Sur place, Newt retrouve ses anciens complices : l’auror américaine Tina Golstein (Katherine Waterston) et sa sœur Queenie (Alison Sudol) ainsi que le moldu Jacob Kowalski (Dan Fogler). De nouveaux personnages viennent également étoffer le casting de départ, notamment Theseus Scamander (auror et frère de Newt), et Leta Lestrange (son amour de jeunesse), qui posent eux aussi pieds à Paris. Alors que tout le monde est à sa recherche, Credence est en quête de sa véritable identité et devient le véritable fil rouge de ce nouveau volet.

Au moment où on commençait tout juste à s’habituer au nouveau cast, Les Animaux Fantastiques introduit donc toute une série de nouveaux visages, et raconte sous forme de flashbacks la jeunesse de ces inconnus. Et pas toujours facile d’arriver à suivre les différentes intrigues qui se mélangent, surtout lorsque certains personnages font une apparition si impromptue qu’elle en devient assez incompréhensible, comme c’est le cas du français Nicolas Flamel, le célèbre alchimiste créateur de la pierre Philosophale dont la présence reste purement anecdotique. En revanche, le gros atout des Crimes de Grindelwald repose sur ses nouveaux personnages de premier plan. Le duo Newt-Tina, assez peu convaincants en héros du premier film, s’efface pour devenir presque secondaire au profit de deux protagonistes bien plus excitants : Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald. Fascinant, magnétique, et surtout terriblement british, Jude Law se glisse aisément dans le rôle emblématique de Dumbledore version jeune et sexy. Il incarne à la perfection l’ironie élégante qui caractérise tant celui qui deviendra, quelques décennies plus tard, le mentor de Harry Potter. Tout aussi impeccable dans le rôle du mage noir Grindelwald, Johnny Depp revient lui aussi en grande forme. Sa voix glaciale et son regard dur lui permettent d’imposer sans effort son aura à l’écran pour donner vie à ce sorcier aussi charismatique que maléfique. Les deux personnages forment un duo on ne peut plus prometteur puisqu’ils seront par la suite amenés à s’affronter lors d’un terrible duel.

Johnny Depp 
Johnny Depp 

Visuellement parlant, le film est une réussite, bien que les très nombreuses scènes d’actions bourrées d’effets spéciaux donnent parfois l’impression de vouloir en mettre un peu trop plein la vue. Plus abouti et mieux ficelé que dans le premier film, le scénario a néanmoins un petit air de déjà-vu, la trame de fond étant encore une fois l’instabilité politique, la montée du fascisme et la manipulation des foules. L’intrigue est un immense jeu de pistes, basée sur la recherche de l’identité de Credence, sorte de nouvel « Elu » (ça ne vous rappelle pas quelqu’un ?). Elle mènera finalement tout le monde droit dans les griffes de Grindelwald lors d’une scène finale splendide dans le célèbre cimetière du Père Lachaise. Naviguant sans cesse entre le monde familier de Poudlard et celui des Animaux Fantastiques, Les Crimes de Grindelwald devient véritablement le pont entre les deux histoires. Et forcément, frissons garantis lorsque la caméra survole l’immense lac de Poudlard et que le célèbre château de dessine au milieu des montagnes sur la bande son culte ! Après plus de deux heures de film, durant lesquelles on note tout de même quelques longueurs, Les Crimes de Grindelwald s’achève sur une révélation de poids. Un énorme cliffhanger qui ne manquera pas de faire cogiter les Potterheads pendant un bon moment. Preuve que JK Rowling a encore de nombreuses histoires à nous raconter dans cette nouvelle saga prévue en cinq épisodes. Et nous, on va avoir encore beaucoup de mal à attendre la suite.

Source : Warner Bros, Virgin Radio  - Crédit : Warner Bros, Universal, USA Today ,Warner Bros, Warner